Urgences / Toxicologie / Réanimation
Intoxication aux organophosphorés — prise en charge
Reconnaître la crise cholinergique, décontaminer, titrer l'atropine jusqu'à l'assèchement des sécrétions et administrer précocement une oxime pour réactiver la cholinestérase.
Fondé sur : OMS / Toxicologie clinique · Les nœuds sont une synthèse originale de la logique des recommandations, non leur texte littéral. Traduction initiale en attente de révision par un médecin francophone ; destiné aux professionnels de santé autorisés, ne remplace pas le jugement clinique.
Répondez étape par étape ; en atteignant une conclusion, la conduite à tenir s'affiche. Vous pouvez revenir en arrière ou recommencer à tout moment.
Étape 1 · S'agit-il d'une crise cholinergique ?
Le tableau correspond-il à une crise cholinergique (syndromes muscarinique + nicotinique + central) ?
💡 Les organophosphorés (pesticides) inhibent la cholinestérase. Syndrome muscarinique (DUMBELS : diarrhée, incontinence urinaire, myosis, bradycardie avec hypersécrétion et bronchospasme, vomissements, larmoiement, hypersialorrhée — l'encombrement bronchique et le bronchospasme sont la principale cause de décès) + syndrome nicotinique (fasciculations, faiblesse, paralysie) + atteinte centrale (convulsions, coma).
💬 Discussion entre pairs
Réservé aux cliniciens — autour de ce/cette Parcours · Intoxication aux organophosphorés — prise en charge
Ne partagez pas d'informations identifiables (PHI). Principes et parcours uniquement — ne remplace pas le jugement clinique.
Chargement…
Parcours complet
- [Décision] S'agit-il d'une crise cholinergique ?Le tableau correspond-il à une crise cholinergique (syndromes muscarinique + nicotinique + central) ?(Les organophosphorés (pesticides) inhibent la cholinestérase. Syndrome muscarinique (DUMBELS : diarrhée, incontinence urinaire, myosis, bradycardie avec hypersécrétion et bronchospasme, vomissements, larmoiement, hypersialorrhée — l'encombrement bronchique et le bronchospasme sont la principale cause de décès) + syndrome nicotinique (fasciculations, faiblesse, paralysie) + atteinte centrale (convulsions, coma).)
- Crise cholinergique / exposition avérée → Crise cholinergique → atropine + oxime
- Exposition sans symptôme → Exposition sans symptôme
- [Fin] Exposition sans symptômeExposition avérée mais patient asymptomatique : retirer les vêtements contaminés, décontaminer à l'eau savonneuse (avec protection du personnel soignant), garder en surveillance et suivre la cholinestérase et la clinique ; dès l'apparition de signes muscariniques ou nicotiniques, passer au protocole de la crise cholinergique.
- [Fin] Crise cholinergique → atropine + oxime① Décontamination et protection : déshabillage, lavage cutané, port de gants et protection du personnel. ② Atropine (effet antimuscarinique, protection des voies aériennes) : 1 à 3 mg par voie intraveineuse initialement, puis doublement de la dose toutes les 3 à 5 min jusqu'à l'« atropinisation » — assèchement des sécrétions bronchiques, disparition des râles pulmonaires et oxygénation satisfaisante (le critère d'arrêt est l'assèchement des sécrétions, et non le diamètre pupillaire ou la fréquence cardiaque) — puis perfusion d'entretien. ③ Oxime (pralidoxime : réactive la cholinestérase, agit sur la faiblesse musculaire d'origine nicotinique ; à administrer tôt pour prévenir le vieillissement de l'enzyme) : dose de charge d'environ 30 mg/kg par voie intraveineuse, suivie d'une perfusion d'entretien. ④ Benzodiazépine en cas de convulsions ou d'agitation. ⑤ Assistance ventilatoire et prise en charge en réanimation, en restant vigilant vis-à-vis du syndrome intermédiaire et de la neuropathie périphérique retardée.
Questions fréquentes
- Quel problème clinique le parcours Intoxication aux organophosphorés — prise en charge traite-t-il ?
- Reconnaître la crise cholinergique, décontaminer, titrer l'atropine jusqu'à l'assèchement des sécrétions et administrer précocement une oxime pour réactiver la cholinestérase.
- Quelles sont les étapes de décision clés de Intoxication aux organophosphorés — prise en charge ?
- S'agit-il d'une crise cholinergique ?
- Quelles recommandations de prise en charge Intoxication aux organophosphorés — prise en charge peut-il donner ?
- Exposition sans symptôme:Exposition avérée mais patient asymptomatique : retirer les vêtements contaminés, décontaminer à l'eau savonneuse (avec protection du personnel soignant), garder en surveillance et suivre la cholinestérase et la clinique ; dès l'apparition de signes muscariniques ou nicotiniques, passer au protocole de la crise cholinergique. ; Crise cholinergique → atropine + oxime:① Décontamination et protection : déshabillage, lavage cutané, port de gants et protection du personnel. ② Atropine (effet antimuscarinique, protection des voies aériennes) : 1 à 3 mg par voie intraveineuse initialement, puis doublement de la dose toutes les 3 à 5 min jusqu'à l'« atropinisation » — assèc…
- Quelles situations de Intoxication aux organophosphorés — prise en charge imposent une action immédiate ?
- Crise cholinergique → atropine + oxime:① Décontamination et protection : déshabillage, lavage cutané, port de gants et protection du personnel. ② Atropine (effet antimuscarinique, protection des voies aériennes) : 1 à 3 mg par voie intraveineuse initialement, puis doublement de la dose toutes les 3 à 5 min jusqu'à l'« atropinisation » — assèchement des sécrétions bronchiques, disparition des râles pulmonaires et oxygénation satisfaisante (le critère d'arrêt est l'assèchement des sécrétions, et non le diamètre pupillaire ou la fréquence cardiaque) — puis perfusion d'entretien. ③ Oxime (pralido…
- Sur quelles recommandations Intoxication aux organophosphorés — prise en charge s'appuie-t-il ?
- Prise en charge des intoxications aux esters organophosphorés (OMS ; diagnostic et traitement des intoxications aiguës) · Selon : OMS / Toxicologie clinique
Sources
- Prise en charge des intoxications aux esters organophosphorés (OMS ; diagnostic et traitement des intoxications aiguës)